Animal, sans "e" car ce n’est pas le mot pour résumer cette rencontre ni le reflet de cette damoiselle que j’ai rencontré. Il s’agit simplement des balbutiements de notre rencontre.
Voici quelques mois déjà que j’affichait fièrement une collection de photos d’une bête plus que familière, à l’occasion d’une manifestation qui écume les pays et villes. Je parle de la cow-parade : une exposition de vaches, décorées par des artistes lambda puis vendues aux enchères au profit d’associations caritatives.
Ma collection était incomplète jusqu’au jour où elle ne me fasse cadeau d’une de ses photos. Un geste appréciable alors j’ai immédiatement envoyé un mail chaleureux de remerciement. D’un côté elle me proposait d’autres photos que j’avais déjà, de l’autre je voulais en savoir plus sur cette damoiselle attirée par la photographie.
Nous avons donc échangé des mails, pendant plusieurs jours, jusqu’à ce que nos numéros perso s’immiscent dans l’un d’entre eux.
Plusieurs fois cette rencontre a été repoussée, par faute de temps ou d’un contretemps jusqu’à ce jour.

Notre rendez vous avait été fixé en début d’après midi, à Aix-en-Provence, pour des raisons de commodités. Nous avions tous les deux un rendez vous juste après. Autant dire que la rencontre était suspendue à un compte à rebours, un étrange tic-tac tel l’ombre d’une épée de Damoclès planant au dessus de nos têtes : le rendez vous est écourtée, traduisait la rencontre s’est mal déroulée. Et vice versa.
Je l’ai rencontré non loin d’un lieu qui m’est familier. Pour ainsi dire le seul que je connaisse, bien malgré moi. En effet les seules fois où j’ai approché ce vivier de chair fraîche à la fois tendre et rosée, fut pour passer des examens. Aix est une ville étudiante par excellence où fourmillent lycées et universités (fac de droit, de lettres, beaux-arts…). Au milieu des damoiselles par milliers on trouve aussi la trentenaires BCBG.
Je suis arrivé en début d’après midi. Elle était là. Je ne l’ai pas aperçue de suite si bien que nos téléphones ont tressailli quelques secondes. Comment ne pas la reconnaître sans son fameux chapeau d’excursions. Apparemment il ne la quitte jamais, enfin presque.
Durant une heure nous avons crapahuté, en toute modestie, dans Aix. Elle m’a servie de guide touristique puisque c’est une ville qu’elle apprécie.
Ma damoiselle est légèrement vêtue. Elle arbore, outre son chapeau qui lui sert finalement d’éventail ou d’ombrelle, un pantalon léger et un débardeur à faire chavirer de désir, toutes paires d’yeux qui se respectent. Je parle bien évidemment d’un décolleté infinie où mes yeux se sont baignés (très) souvent. Seule fausse note, enfin parlons plutôt de surprise, sa taille : petite. Un contraste assez saisissant durant une poignée de secondes étant donné les 1m80 que j'hisse mais en aucun point repoussant.

la suite bientôt...