Misterwind

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jeudi 7 août 2008

RENCONTRE 12

Animal, sans "e" car ce n’est pas le mot pour résumer cette rencontre ni le reflet de cette damoiselle que j’ai rencontré. Il s’agit simplement des balbutiements de notre rencontre.
Voici quelques mois déjà que j’affichait fièrement une collection de photos d’une bête plus que familière, à l’occasion d’une manifestation qui écume les pays et villes. Je parle de la cow-parade : une exposition de vaches, décorées par des artistes lambda puis vendues aux enchères au profit d’associations caritatives.
Ma collection était incomplète jusqu’au jour où elle ne me fasse cadeau d’une de ses photos. Un geste appréciable alors j’ai immédiatement envoyé un mail chaleureux de remerciement. D’un côté elle me proposait d’autres photos que j’avais déjà, de l’autre je voulais en savoir plus sur cette damoiselle attirée par la photographie.
Nous avons donc échangé des mails, pendant plusieurs jours, jusqu’à ce que nos numéros perso s’immiscent dans l’un d’entre eux.
Plusieurs fois cette rencontre a été repoussée, par faute de temps ou d’un contretemps jusqu’à ce jour.

Notre rendez vous avait été fixé en début d’après midi, à Aix-en-Provence, pour des raisons de commodités. Nous avions tous les deux un rendez vous juste après. Autant dire que la rencontre était suspendue à un compte à rebours, un étrange tic-tac tel l’ombre d’une épée de Damoclès planant au dessus de nos têtes : le rendez vous est écourtée, traduisait la rencontre s’est mal déroulée. Et vice versa.
Je l’ai rencontré non loin d’un lieu qui m’est familier. Pour ainsi dire le seul que je connaisse, bien malgré moi. En effet les seules fois où j’ai approché ce vivier de chair fraîche à la fois tendre et rosée, fut pour passer des examens. Aix est une ville étudiante par excellence où fourmillent lycées et universités (fac de droit, de lettres, beaux-arts…). Au milieu des damoiselles par milliers on trouve aussi la trentenaires BCBG.
Je suis arrivé en début d’après midi. Elle était là. Je ne l’ai pas aperçue de suite si bien que nos téléphones ont tressailli quelques secondes. Comment ne pas la reconnaître sans son fameux chapeau d’excursions. Apparemment il ne la quitte jamais, enfin presque.
Durant une heure nous avons crapahuté, en toute modestie, dans Aix. Elle m’a servie de guide touristique puisque c’est une ville qu’elle apprécie.
Ma damoiselle est légèrement vêtue. Elle arbore, outre son chapeau qui lui sert finalement d’éventail ou d’ombrelle, un pantalon léger et un débardeur à faire chavirer de désir, toutes paires d’yeux qui se respectent. Je parle bien évidemment d’un décolleté infinie où mes yeux se sont baignés (très) souvent. Seule fausse note, enfin parlons plutôt de surprise, sa taille : petite. Un contraste assez saisissant durant une poignée de secondes étant donné les 1m80 que j'hisse mais en aucun point repoussant.

la suite bientôt...

dimanche 20 avril 2008

RENCONTRE 11

Des mois. Oui des mois de travail acharné à lire et relire tout une flopée de bouquins sur la séduction pour un bien maigre résultat, une déception.

Tout a commencé sur le site myspace, il y a quelques mois donc. Navigant de profil en profil j’ai fini par croiser le sien. Tout de suite son univers m’a attiré. J’ai envoyé un message et quelques jours plus tard nous discutions par messagerie interposée via msn.
Je me souviens de ce jour où elle avait affiché dans son avatar un portrait d’elle, tenant un revolver à bout de bras. Une photo à la fois sexy et mystérieuse. Sexy pour le 357 magnum qu’elle avait empoigné comme une femme fatale et mystérieuse car elle dissimulait son visage. J’ai tout de suite accroché !
Au fil des mois j’ai compris que c’était une damoiselle spéciale, avec un fort caractère, parfois puéril. Une répartie dans la conversation, assez déstabilisante, d’où l’usage et surdosage de ces livres censés vous enseigner l’art de la séduction. Tout ceci n’est que foutaise, rassurez-vous, mais traduit assez bien le flou auquel j’étais confronté lors de ses « caprices » : un jour j’étais hyper marrant, l’autre pas du tout. Si bien que j’ai fini par rester courtois, ayant atteint un certain degré de lassitude. Degré renforcé le jour elle m’a dit qu’elle avait un nouveau mec.
En bon vent enjôleur que je suis, je n’ai pas insisté. Je l’ai simplement relancée, à intervalle régulier, comme le ferait un simple ami.
Puis un mois avant cette rencontre elle m’annonce qu’elle vient de rompre avec son copain (ou peut-être a-t-il fui ?) mais elle part vivre, dans la foulée, en terre alsacienne. Ni une, ni deux je lui ai dit que lorsqu’elle reviendrait dans le sud on se verrait enfin.

j’sais pas si ça t’intéresse, mais pour info jsuis dans le sud en c’moment

Voilà le déclenchement de cette rencontre. En revanche le lieu de notre « escapade » avait été défini bien avant. En effet ma damoiselle étant une grande fan d’autruche, nous avions convenu de partir à la découverte d’un élevage dans la région, lors de notre première entrevue.

Je suis passé la prendre avec près de trente minutes de retard. Le vent est parfois capricieux, je sais. Mais elle ne m’en a pas tenu rigueur. Peut-être parce que je me suis un peu égaré sur les routes de l’arrière pays. (égaré est un bien grand mot). La réalité est qu’elle habite un endroit isolé, en pleine campagne.
Nous avons roulé une bonne heure avant de trouver cet élevage d’autruche, perdu au milieu de nulle part, à la croisée de rails de chemins de fer. Je me souviens avoir passé pas moins de trois passages à niveau avant de voir un minuscule panneau indiquant notre destination.
Peu de monde ce jour là, malgré les vacances scolaires. Le propriétaire nous a aimablement accueilli en reconnaissant que la signalétique conduisant à son élevage était insuffisante, pour ne pas dire quasi nulle. Pendant qu’il nous expliquait le parcours de sa « ferme » (oui il se trouve qu’il n’a pas que des autruches) ma damoiselle était déjà impatiente.
Nous avons commencé par voir des animaux familiers : un cheval, des lapins, puis nous avons glissé vers des oies, pigeons, canards, poules en passant par les cochons. Bien entendu devant chaque enclos, une petite pancarte indiquait au visiteur inculte, le type de race et les origines des animaux. En revanche ce que le propriétaire a omis de nous dire c’est que le port du masque était obligatoire. Non pas que le spectre de la grippe aviaire plane au dessus de l’élevage, mais une odeur affreusement forte et piquante, s’immisçait dans nos narines. La faute aux cochons et à la volaille !
Nous avons rapidement traversé cette poche odorante pour découvrir les premières autruches de l’élevage. Un animal assez surprenant, aux formes bizarres, à mi-chemin entre une poule, une girafe et un tyrannosaure ! Un bipède haut sur pattes avec un cou horriblement long, qui fait froid dans le dos. Et dire que l’autruche peut atteindre une vitesse de 70 km/h. Résultat la nuit qui a suivi j’étais pourchassé par des autruches ! Je plaisante.
Nous avons poursuivi la balade en rencontrant des moutons, des chèvres, des dindons, un paon et avons regagné le fond de l’élevage où déambulent des dizaines d’autruches ! Notre découverte aurait pu s’arrêter là si nous n’avions pas assisté à une danse assez spectaculaire de la part d’une autruche. J’ai cru pendant un moment qu’elle avait un grain de folie passager et qu’un visiteur mal intentionné lui avait fait une démonstration de tecktonik. Mais lorsque nous avons regagné la sortie, intrigué par ce spectacle insolite, j’ai demandé des explications au propriétaire. Il m’a dit qu’il s’agissait d’une parade nuptiale ou amoureuse et que ma damoiselle ou moi, avions une touche avec l’autruche mâle !
J’étais à deux doigts de proposer à ma damoiselle de la laisser sur place pour repartir rapidement chez moi…

Hélas nous sommes repartis tous les deux. A bord de la voiture je n’avais qu’une hâte ; la raccompagner chez elle rapidement pour mettre fin à cette rencontre futile. Le clou de cette journée fut cette phrase subite :

- j’ai envie de fraise.
J’ai répondu en un éclair :
- mais c’est la première fois qu’on se voit !
Elle n’a pas compris le sens de ma plaisanterie…

Par malchance nous avons croisé sur le chemin du retour un primeur. On s’est arrêté et elle a fait provision de fraise pour la soirée.
On s’est quitté de façon amicale, et pour ma part définitivement. Cette journée aura été une épreuve car dès que je l’ai vue, j’ai été déçu par son physique ! Ainsi, durant notre rencontre, j’ai eu l’esprit ailleurs.

samedi 15 mars 2008

RENCONTRE 10

Sensualité et caractère. Escapade dans la capitale. Deux jeux de mots pour définir tour à tour cette damoiselle que j’ai rencontré le temps d’un week-end.

Elle, j’ai fait sa connaissance un peu par hasard, à la fin d’un matche de la coupe du monde de rugby, en septembre dernier à Marseille. Elle faisait partie de ces spectatrices qu’on appelle plus communément des inconditionnelles et qui suivent par tout temps et dès que l’occasion se présente, leur équipe nationale ! La sienne ? et bien ce n’était pas le quinze tricolore.
Comprenez, elle est étrangère ! Force est de constater que mes heures de bénévolat ont été justement récompensées puisque c’est le deuxième contact qui aboutit.

Je suis donc partie en milieu de matinée abandonnant mon sud natal et sa luminosité flamboyante pour la grisaille et la froideur parisienne. Je suis monté à bord de cette fusée peinte par couches successives de bleu, blanc et gris, à la manière d’un mille-feuille. On s’est élancé vers le nord en laissant derrière nous la Bonne Mère auréolée d’un bleu azur.
Nous avons avalé les kilomètres à une vitesse éclair, entraînant dans notre sillage la grisaille qui minait les alentours de la région lyonnaise. Durant les trois heures de trajet, j’ai été pris en otage par un parfum enivrant. Celui d’une damoiselle assise à mes côtés et au physique bien agréable, sans doute jeune trentenaire. Elle a partagé son temps entre lecture, analyse détaillée du paysage et sieste improvisée. Pendant qu’elle s’est assoupie, j’ai laissé mon regard vagabonder en la caressant en tout sens. J’ai dévoré toutes les parties de son corps qui s’offraient à moi. Puis quelques minutes avant l’arrivée, la réalité a stoppé sans ménagements mes fantasmes les plus osés. Son ami est venu la rejoindre pour lui proposer de boire un café avant que le train entre en gare, mais son estomac vide a gentiment refusé.

J’ai posé pied à terre, du moins sur le quai, avec une envie absolue de faire de ce voyage une réussite. J’ai remonté les rames une à une, d’un pas lent et prudent, pour ne pas dire sur la pointe des pieds, par peur d’être écrasé, absorbé par le poids de l’Histoire. Ô Paris, ville de richesses et de pouvoirs.

Elle m’a donné rendez-vous à 18 heures à la station de métro de Saint-Germain des Près. Pour occuper mon après-midi, je suis parti à la découverte du monument des monuments : la tour Eiffel !
Ni une, ni deux, à peine arrivé j’ai plongé dans le méli-mélo des lignes du métro. Direction l’esplanade du Trocadéro. Lorsqu’on regarde sur un petit fascicule le plan détaillé de toutes les lignes du métro, on sourit subrepticement en se disant que celui de Marseille est de loin riquiqui, certes ! (2 lignes seulement !) mais on remercie l’arc-en-ciel pour sa palette de couleur suffisamment étoffée pour représenter chaque ligne d’une couleur distincte !
En remontant à la surface j’ai débarqué sur une grande esplanade où les touristes étaient agglutinés. Impossible de l’apercevoir sans faire quelques mètres. Et là, en levant les yeux au ciel. Grandiose ! Elle faisait face, déformant la ligne d’horizon d’un grand i majuscule. J’ai descendu les escaliers jusqu’à la place de Varsovie, en croisant deux groupes de jeunes gens qui s’essayaient à la tecktonik devant des grappes de badauds. J’ai traversé la Seine pour arriver aux pieds de la Tour. Quatre piliers et trois files d’attente, les unes aussi longues que les autres, mise à part une où il semblait y avoir un peu moins de monde. J’ai donc intégré cette file. Puis, un quart d’heure plus tard et quelques pas plus loin, on se demande pourquoi on progresse à allure régulière. On a soudain un sentiment de satisfaction d’avoir choisi le bon pilier jusqu’à que nos yeux croisent au dessus des caisses, en lettres capitales, ESCALIERS. Amusant, je dois reconnaître !
Je suis donc parti à l’assaut de la Tour et ses 671 marches jusqu’au deuxième étage, après renseignement pris auprès du personnel situé à proximité des tourniquets de départ.
Au fur et à mesure qu’on s’élève, la vue sur Paris est imprenable. Mieux vaut ne pas avoir le vertige. Le troisième et dernier étage, auquel on accède obligatoirement par ascenseurs, est époustouflant au regard de la vue qui nous est offerte.
Je suis redescendu sans tarder car finalement la visite de la Tour aura accaparée toute mon après-midi : file d’attente en bas, au deuxième étage, puis au troisième pour redescendre. Je suis reparti en empruntant le même itinéraire que pour venir. Pendant ce temps l’heure tournait et voyant que je ne pourrais pas être au rendez-vous comme convenu, à cause d’un changement de ligne, j’ai appelé ma damoiselle pour lui dire que j’arrivais par un accès plus direct via une station de métro voisine : Mabillon.

Le souvenir de sa silhouette et son visage, que j’avais imprégné à l’encre indélébile dans ma mémoire de vent enjôleur, resurgit en un instant lorsque je la vis. La bouche de métro venait de m’expulser à l’air libre. Elle était là à m’attendre, devant un coin d’immeuble. Elle s’est avancée vers moi en souriant et m’a adressé un bonjour amical accompagné de deux bises. Cinq mois avant de la revoir. Une éternité.
Nous sommes partis à pieds vers le quartier de Saint Germain des Près où nous avons flânés, apercevant sur notre chemin, l’église et d’autres édifices semi-touristiques. Nous avons marché et encore marché, jusqu’au détour d’un carré vert : des bosquets de verdure et plusieurs bancs publics sur lesquels nous avons pris place, quelques minutes, pour qu’elle se délecte d’une cigarette. Le froid régnant en maître, en ce début de soirée, je lui ai proposé une virée dans une brasserie histoire de se réchauffer autour d’un café. Nous sommes restés une bonne demi-heure à bavarder et sommes repartis une fois que nos températures corporelles nous ont fait signe que tout était ok ! Nous avons poursuivi notre balade au travers des rues et ruelles. J’avais une impression de tourner en rond. C’est comme si elle ne savait pas au juste ce qu’elle voulait faire. J’ai donc dit que la balade m’avait ouvert l’appétit. Nous sommes rentrés dans une pizzeria. Elle n’avait pas faim car avant de me rejoindre elle avait mangé. En effet pour améliorer sa vie d’étudiante elle est serveuse dans un restaurant. J’ai donc dîné avec elle mais seul.
Lorsque nous avons regagné l’extérieur, nous avons été saisis par le froid. A dire vrai nous étions tous les deux peu vêtues. C’est à ce moment précis que j’ai eu envie de l’embrasser pendant qu’elle fumait sa cigarette. Je l’ai serré contre moi et pris dans mes bras. J’ai tenté de caresser ses lèvres des miennes, en vain. Nous sommes repartis à travers les rues, sans but précis. Après une poignée de minutes nous avons fait une halte sur un banc au beau milieu d’une place agrémentée d’une fontaine digne des grandes fontaines italiennes. On s’est assis. Elle s’est serrée contre moi et a posé sa tête contre mon épaule tandis que mes bras ont encerclé son corps. On est resté là de longues minutes à observer les balbutiements d’une nouvelle nuit parisienne. Pendant ce temps je jouais avec son visage, je la chatouillais avec mon nez, mes lèvres… et sans coup férir, elle a brusquement tourné sa tête et m’a embrassé avec fougue. Un long baisé délicieux.

J’ai alors demandé :
- Pourquoi maintenant ?
Elle a répondu :
- Parce que tu voulais goûter mes lèvres.

Nous avons recommencé encore et encore jusqu’à ce qu’un sans domicile fixe nous déloge du banc. En se relevant le froid était devenu glacial à cause d’une légère brise. Nous sommes partis en quête d’un nouveau point de chute : un abribus. Nous avons rejoué notre concerto de baisers et la soirée s’est achevée, pressée par l’heure de fermeture des métros. Elle m’a raccompagnée jusqu’à la station la plus proche. On s’est quitté sur un langoureux baiser. Puis pendant le trajet retour vers mon hôtel, j’imaginais déjà demain et la suite de cette rencontre ainsi qu’à la façon de lui dire que je revenais la semaine prochaine pour le tournoi des six nations.

jeudi 31 janvier 2008

RENCONTRE 9

Ce qui devait un jour arriver, est arrivé…
En déployant ce filet à papillon sur la toile ou en postant sur vos blogs, j’ai craint qu’une personne mal attentionnée puisse faire rimer mon sobriquet de monsieurlevent avec vent tout court. Non pas que ce "monsieurle" soit trop indigeste à prononcer ou bien que je sois transparent dans mes échanges, quels qu’ils soient. Je parle de ce vent accessoirement appelé râteau, veste, que sais-je encore…

Quelques mois, quelques jours auparavant.

L’automne a déferlé sur la France alors qu’un parfum d’été flâne encore sur le pourtour méditerranéen. C’est le week-end. Je suis en famille chez mon oncle et ma tante. Nous sommes sur la terrasse, attablés autour de boissons rafraîchissantes, lorsqu’une sonnerie de téléphone portable retentit. Soudain ma cousine sort en courant de la maison, avec son sac de sport en bandoulière. Elle zigzague au milieu de la terrasse et m’interpelle à voix haute en me demandant de l’accompagner jusqu’à la porte. Nous descendons les escaliers à toutes enjambées et traversons le jardin. Elle me dit que sa copine passe la prendre en voiture d’un instant à l’autre, pour l’emmener au sport.
En un bref instant cette situation est devenue intéressante. J’ai attendu, nous avons attendu, que cette damoiselle au grand cœur arrive. Une minute, puis deux et elle est apparue dans son auto. Premiers regards, premiers sourires. J’étais au pas de la porte lorsque ma cousine est montée dans cette voiture. Elles sont reparties en deux temps trois mouvements.

Dans les heures qui ont suivi ma cousine a joué les entremetteuse. Elle m’a dit que sa copine était célibataire. Résultat je me suis retrouvé à discuter contre mon gré (sourire) avec cette damoiselle durant quelques soirs. Une discussion pas déplaisante sur la forme mais assez irritante sur le fond. Je constate avec le temps que c’est une des raisons pour lesquelles je préfère les damoiselles au nombre de printemps supérieurs aux miens, autrement dit à celles qu'on appelle trivialement des "jeunettes".
Moins d’une semaine après ma cousine m’a dit que sa copine était de nouveau casée (sic).

Les jours, les mois ont couru jusqu’à que j’apprenne fortuitement, par le plus grand des hasards que cette damoiselle, un temps dans ma ligne de mire, était de nouveau libre comme l’air.
Nous avons donc repris contact. De mon côté lui demandant une rencontre, elle me disant expressément qu’un de ses copains de fac lui faisait des avances depuis un mois et demi. Ça l’amusait presque qu’on soit plusieurs à vouloir l’arracher à sa solitude à fortiori passagère. Après une négociation rondement menée, elle a accepté que je vienne la voir lors de son entraînement sportif.

La suite c’est cet échange de mail qui la raconte…

Sa flèche :
Je sais pas ce que tu t'es imaginé mais il n'y aura jamais rien entre nous, je veux plus entendre parler de toi. Tu ne m'interesses pas du tout, tu me plais pas, tu n'es pas mon style autant physiquement que mentalement! Et je crois que si t'en arrives a parler aux filles par mail c'est qu'il y a un soucis!
Pour ma défense :

Ton texte a le mérite d’être clair, direct, abrasif. C’est tout à ton honneur. Je crois que tu es un peu dure avec moi. Mais bon ça c’est mon problème et pas le tiens. Finalement tu ne me connais pas du tout. Toi tu écris ce que tu ressens, ce que tu as ressenti. J’ai juste le sentiment que c’est la peur qui a guidé tes quelques lignes assassines. (Parler avec un grand monsieur qui plus est monsieurlevent, peut impressionner. Ames sensibles s’abstenir)

Bref, je vais t’avouer un truc moi aussi, je regrette que tu manques de maturité. Peu importe le nombre de relations que tu as eu avec des mecs (ça ne me regarde pas et je m’en fiche) mais sache que rien ne vaut une bonne discussion plutôt que des phrases jetées en pâture à la va-vite. Si hier soir tu étais venu me dire – simplement – : "Monsieurlevent c’est gentil d’être venu me voir, mais peux-tu partir car tu me gênes pour mon entraînement". (ce genre de phrase ou autre chose) Je serais immédiatement parti car moi damoiselle, je suis un gentleman ! Et oui ça existe encore de nos jours.

Tu as préféré le silence et l’ignorance. C’est ton choix. Je crois que j’aurais du partir au bout de 5 minutes comme j’avais prévu. Mais peut être ai-je imaginé des choses après que tu m’aies dit que je pouvais venir te voir. Car s’il y a bien un point sur lequel je t’en veux c’est sur celui là. Je crois que tu n’as pas dit la stricte vérité à ma cousine. Je parle de nos échanges sur msn cette semaine, sur le fait que je ne t’ai pas forcé à me parler ni à me voir, etc. Car après le cinéma qu’elle vient de me faire, c’est un truc à me fâcher avec ma cousine pour 12 mois !!!

S’il y avait une morale à hisser comme un étendard sur notre rencontre furtive je dirais que tous les goûts sont dans la nature. Je ne te plais pas. Ok. Je m’en remettrais, rassure toi.
Quant à parler avec des filles par mail. Et alors ? Pour ta gouverne je te signale que c’est un moyen de drague comme un autre. J’use et abuse de tout les moyens.

Enfin sur le souci ou les soucis que j’ai évoqué dans mon dernier mail, je faisais référence à ta phrase, je ne parlais pas de toi. Tu vois même là tu n’as pas compris mon humour.

Je te souhaite bonne suite dans tes études, tes amours.

Adieu

jeudi 13 décembre 2007

RENCONTRE 8

Enfin. Si un mot à lui tout seul devait résumer cette rencontre ce serait celui là.
Pourquoi ? car elle découle des contacts que j’ai noué lors de mon immersion dans l’ovalie. Je parle de ces cinq semaines durant lesquelles j’ai été bénévole pour la Coupe du monde de rugby.

Je me souviens de ce premier échange entre elle et moi voilà près de deux mois. De la curiosité des premières minutes à percer les mystères de sa jeune carrière de journaliste puis au fil de la discussion à sombrer dans une attirance physique. J’ignore si elle répondait par politesse à mes interrogations ou bien parce que le vent enjôleur titillait son odorat comme le ferait un bouquet de lavande qu’on respire à pleins poumons.
Avant de la laisser partir, j’ai réussi par une manœuvre habile mais non préméditée à obtenir, non sans une certaine gêne, son mail, puis récemment et successivement, son numéro de téléphone et un rendez-vous.

Je l’ai appelée en début d’après-midi pour confirmer le lieu de notre point de chute. Travaillant en centre ville, à proximité du Vieux-port, nous avons convenu qu’il serait notre port d’attache avec en guise d’anneau d’amarrage une des trois bouches de métro qui émergent en surface.

La nuit avance et la rencontre est imminente. Je me presse car je suis en retard. Je la préviens par téléphone de ce contretemps fortuit. J’arrive finalement avec une dizaine de minutes de retard. Je cherche au loin une silhouette plantée à côté de la station de métro mais ne vois personne. Je m’empresse de traverser au milieu de la circulation. Soudain mon esprit s’emballe. Je ne la vois pas. Elle est absente de ce tintamarre urbain où vont et viennent des badauds, enivré de la magie de noël qui a envahi le centre ville et les artères alentours. Ce mois de fêtes par excellence est l’occasion d’habiller le décorum naturel de milliers de lampes, enchevêtré les unes aux autres et accrochés en haut des poteaux de l’éclairage public, dressés comme des mâts de bateaux. Je glisse la main dans la poche de ma veste pour saisir mon téléphone en tournant la tête pour chercher trace de sa silhouette. Et comme un mirage, mais réel, elle surgit d’une rue perpendiculaire.

- je m’abritait du vent.
Me dit-elle.

Aussitôt nous partons en quête d’un lieu de vie pour nous réchauffer. Le choix est rapide et se porte sur un de ces cafés qui pullulent sur les rives et aux abords du Vieux-Port.
Nous entrons. L’endroit est légèrement feutré et une musique d’ambiance inonde la salle. Nous nous asseyons autour d’un verre et nous parlons. Nous prenons le temps qui a fait défaut lors de notre première joute visuelle, pour faire plus ample connaissance. La discussion est vivante, plaisante, agréable. Ses yeux pétillent, son sourire m’attire. Nous échangeons tour à tour sur elle et moi, sur nos études, nos distractions respectives.
Un temps avant que nous partions, elle se relève et part s’isoler un moment à l’extérieur pour téléphoner, malgré le froid. C’est à cet instant que j’ai pris conscience de sa silhouette, de sa tenue très féminine qui enveloppait son corps de damoiselle. Des collants noirs sur lesquels elle avait enfilé un petit short sexy avec en guise de haut, un pull épais qui recouvrait un tantinet ses fesses. Un supplice pour les mains, un plaisir pour les yeux. Je suis resté légèrement étourdi par cette situation.
Lorsqu’elle est revenue s’asseoir, elle m’a soufflé qu’elle venait d'avoir la confirmation qu’elle travaillait demain. Voilà donc le mystère de ce coup de fil solitaire.
Nous avons fini nos verres et elle a proposé qu’on dîne ensemble. N’habitant pas à Marseille elle a voulu profité de l’instant présent.
Dois-je révélé que j'étais son unique rendez-vous sur Marseille ce jour là ?

Délaissant le café après une heure trente d’un ping-pong linguistique intense, nous avons convergé vers un restaurant voisin.
Au milieu d’un plat de pâtes, nous avons poursuivi notre accoutumance verbale en échangeant des sourires, des regards ambigus…

La soirée s’est terminée sur une note d’amitié et sur la promesse réciproque de se revoir bientôt.

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