Misterwind

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lundi 26 mai 2008

BOMBE A RETARDEMENT

[…] il faut informer les jeunes, notamment sur la question des blogs. Sur ces blogs, ils ont l'impression d'être seuls au monde, alors que le monde entier peut y rentrer. On a des cas où des jeunes mettent des photos d'eux dévêtus ou des films de leur relation sexuelle. Après ça tourne sur Internet et les portables. Cela veut dire que dans 20 ans, leur conjoint ou leur patron pourront y avoir accès. Il faut qu'ils comprennent qu'une bêtise aujourd’hui risque de les poursuivre toute leur vie. […]
(Dominique Versini- 22/05/2008)

Peu importe que vous soyez jeune, plus jeune ou moins jeune, la bêtise n'a pas d'âge. Prenez garde à ce message. Je crois que dans toute fondation d’une relation, si minime soit-elle, seule l’attirance physique précède la confiance. Or sur internet l’inverse est de mise mais peu de personnes en sont consciente. Et parfois certaines se sentent trahies et sont prêtes à tout, enfin presque, pour laver l’affront qu’elles ont subi.

Je parle en connaissance de cause...

Entre les mains il a cette menace,
Qu’il pourrait divulguer pour la faire souffrir,
Mais il est bien trop éduqué pour s’en servir,
Patiemment il attend que le souvenir passe.

Au bout des doigts il a cette menace,
Qu’un frisson d’égarement pourrait libérer,
Mais il est bien trop censé pour tapoter sur son clavier,
Patiemment il attend que le souvenir s’efface.

Dans ses pensées il a cette menace,
Qu’un élan de jalousie pourrait libérer,
Mais il est bien trop sérieux pour anéantir sa vie contre son gré,
Patiemment il attend le souvenir fugace.

dimanche 20 avril 2008

RENCONTRE 11

Des mois. Oui des mois de travail acharné à lire et relire tout une flopée de bouquins sur la séduction pour un bien maigre résultat, une déception.

Tout a commencé sur le site myspace, il y a quelques mois donc. Navigant de profil en profil j’ai fini par croiser le sien. Tout de suite son univers m’a attiré. J’ai envoyé un message et quelques jours plus tard nous discutions par messagerie interposée via msn.
Je me souviens de ce jour où elle avait affiché dans son avatar un portrait d’elle, tenant un revolver à bout de bras. Une photo à la fois sexy et mystérieuse. Sexy pour le 357 magnum qu’elle avait empoigné comme une femme fatale et mystérieuse car elle dissimulait son visage. J’ai tout de suite accroché !
Au fil des mois j’ai compris que c’était une damoiselle spéciale, avec un fort caractère, parfois puéril. Une répartie dans la conversation, assez déstabilisante, d’où l’usage et surdosage de ces livres censés vous enseigner l’art de la séduction. Tout ceci n’est que foutaise, rassurez-vous, mais traduit assez bien le flou auquel j’étais confronté lors de ses « caprices » : un jour j’étais hyper marrant, l’autre pas du tout. Si bien que j’ai fini par rester courtois, ayant atteint un certain degré de lassitude. Degré renforcé le jour elle m’a dit qu’elle avait un nouveau mec.
En bon vent enjôleur que je suis, je n’ai pas insisté. Je l’ai simplement relancée, à intervalle régulier, comme le ferait un simple ami.
Puis un mois avant cette rencontre elle m’annonce qu’elle vient de rompre avec son copain (ou peut-être a-t-il fui ?) mais elle part vivre, dans la foulée, en terre alsacienne. Ni une, ni deux je lui ai dit que lorsqu’elle reviendrait dans le sud on se verrait enfin.

j’sais pas si ça t’intéresse, mais pour info jsuis dans le sud en c’moment

Voilà le déclenchement de cette rencontre. En revanche le lieu de notre « escapade » avait été défini bien avant. En effet ma damoiselle étant une grande fan d’autruche, nous avions convenu de partir à la découverte d’un élevage dans la région, lors de notre première entrevue.

Je suis passé la prendre avec près de trente minutes de retard. Le vent est parfois capricieux, je sais. Mais elle ne m’en a pas tenu rigueur. Peut-être parce que je me suis un peu égaré sur les routes de l’arrière pays. (égaré est un bien grand mot). La réalité est qu’elle habite un endroit isolé, en pleine campagne.
Nous avons roulé une bonne heure avant de trouver cet élevage d’autruche, perdu au milieu de nulle part, à la croisée de rails de chemins de fer. Je me souviens avoir passé pas moins de trois passages à niveau avant de voir un minuscule panneau indiquant notre destination.
Peu de monde ce jour là, malgré les vacances scolaires. Le propriétaire nous a aimablement accueilli en reconnaissant que la signalétique conduisant à son élevage était insuffisante, pour ne pas dire quasi nulle. Pendant qu’il nous expliquait le parcours de sa « ferme » (oui il se trouve qu’il n’a pas que des autruches) ma damoiselle était déjà impatiente.
Nous avons commencé par voir des animaux familiers : un cheval, des lapins, puis nous avons glissé vers des oies, pigeons, canards, poules en passant par les cochons. Bien entendu devant chaque enclos, une petite pancarte indiquait au visiteur inculte, le type de race et les origines des animaux. En revanche ce que le propriétaire a omis de nous dire c’est que le port du masque était obligatoire. Non pas que le spectre de la grippe aviaire plane au dessus de l’élevage, mais une odeur affreusement forte et piquante, s’immisçait dans nos narines. La faute aux cochons et à la volaille !
Nous avons rapidement traversé cette poche odorante pour découvrir les premières autruches de l’élevage. Un animal assez surprenant, aux formes bizarres, à mi-chemin entre une poule, une girafe et un tyrannosaure ! Un bipède haut sur pattes avec un cou horriblement long, qui fait froid dans le dos. Et dire que l’autruche peut atteindre une vitesse de 70 km/h. Résultat la nuit qui a suivi j’étais pourchassé par des autruches ! Je plaisante.
Nous avons poursuivi la balade en rencontrant des moutons, des chèvres, des dindons, un paon et avons regagné le fond de l’élevage où déambulent des dizaines d’autruches ! Notre découverte aurait pu s’arrêter là si nous n’avions pas assisté à une danse assez spectaculaire de la part d’une autruche. J’ai cru pendant un moment qu’elle avait un grain de folie passager et qu’un visiteur mal intentionné lui avait fait une démonstration de tecktonik. Mais lorsque nous avons regagné la sortie, intrigué par ce spectacle insolite, j’ai demandé des explications au propriétaire. Il m’a dit qu’il s’agissait d’une parade nuptiale ou amoureuse et que ma damoiselle ou moi, avions une touche avec l’autruche mâle !
J’étais à deux doigts de proposer à ma damoiselle de la laisser sur place pour repartir rapidement chez moi…

Hélas nous sommes repartis tous les deux. A bord de la voiture je n’avais qu’une hâte ; la raccompagner chez elle rapidement pour mettre fin à cette rencontre futile. Le clou de cette journée fut cette phrase subite :

- j’ai envie de fraise.
J’ai répondu en un éclair :
- mais c’est la première fois qu’on se voit !
Elle n’a pas compris le sens de ma plaisanterie…

Par malchance nous avons croisé sur le chemin du retour un primeur. On s’est arrêté et elle a fait provision de fraise pour la soirée.
On s’est quitté de façon amicale, et pour ma part définitivement. Cette journée aura été une épreuve car dès que je l’ai vue, j’ai été déçu par son physique ! Ainsi, durant notre rencontre, j’ai eu l’esprit ailleurs.

samedi 15 mars 2008

RENCONTRE 10

Sensualité et caractère. Escapade dans la capitale. Deux jeux de mots pour définir tour à tour cette damoiselle que j’ai rencontré le temps d’un week-end.

Elle, j’ai fait sa connaissance un peu par hasard, à la fin d’un matche de la coupe du monde de rugby, en septembre dernier à Marseille. Elle faisait partie de ces spectatrices qu’on appelle plus communément des inconditionnelles et qui suivent par tout temps et dès que l’occasion se présente, leur équipe nationale ! La sienne ? et bien ce n’était pas le quinze tricolore.
Comprenez, elle est étrangère ! Force est de constater que mes heures de bénévolat ont été justement récompensées puisque c’est le deuxième contact qui aboutit.

Je suis donc partie en milieu de matinée abandonnant mon sud natal et sa luminosité flamboyante pour la grisaille et la froideur parisienne. Je suis monté à bord de cette fusée peinte par couches successives de bleu, blanc et gris, à la manière d’un mille-feuille. On s’est élancé vers le nord en laissant derrière nous la Bonne Mère auréolée d’un bleu azur.
Nous avons avalé les kilomètres à une vitesse éclair, entraînant dans notre sillage la grisaille qui minait les alentours de la région lyonnaise. Durant les trois heures de trajet, j’ai été pris en otage par un parfum enivrant. Celui d’une damoiselle assise à mes côtés et au physique bien agréable, sans doute jeune trentenaire. Elle a partagé son temps entre lecture, analyse détaillée du paysage et sieste improvisée. Pendant qu’elle s’est assoupie, j’ai laissé mon regard vagabonder en la caressant en tout sens. J’ai dévoré toutes les parties de son corps qui s’offraient à moi. Puis quelques minutes avant l’arrivée, la réalité a stoppé sans ménagements mes fantasmes les plus osés. Son ami est venu la rejoindre pour lui proposer de boire un café avant que le train entre en gare, mais son estomac vide a gentiment refusé.

J’ai posé pied à terre, du moins sur le quai, avec une envie absolue de faire de ce voyage une réussite. J’ai remonté les rames une à une, d’un pas lent et prudent, pour ne pas dire sur la pointe des pieds, par peur d’être écrasé, absorbé par le poids de l’Histoire. Ô Paris, ville de richesses et de pouvoirs.

Elle m’a donné rendez-vous à 18 heures à la station de métro de Saint-Germain des Près. Pour occuper mon après-midi, je suis parti à la découverte du monument des monuments : la tour Eiffel !
Ni une, ni deux, à peine arrivé j’ai plongé dans le méli-mélo des lignes du métro. Direction l’esplanade du Trocadéro. Lorsqu’on regarde sur un petit fascicule le plan détaillé de toutes les lignes du métro, on sourit subrepticement en se disant que celui de Marseille est de loin riquiqui, certes ! (2 lignes seulement !) mais on remercie l’arc-en-ciel pour sa palette de couleur suffisamment étoffée pour représenter chaque ligne d’une couleur distincte !
En remontant à la surface j’ai débarqué sur une grande esplanade où les touristes étaient agglutinés. Impossible de l’apercevoir sans faire quelques mètres. Et là, en levant les yeux au ciel. Grandiose ! Elle faisait face, déformant la ligne d’horizon d’un grand i majuscule. J’ai descendu les escaliers jusqu’à la place de Varsovie, en croisant deux groupes de jeunes gens qui s’essayaient à la tecktonik devant des grappes de badauds. J’ai traversé la Seine pour arriver aux pieds de la Tour. Quatre piliers et trois files d’attente, les unes aussi longues que les autres, mise à part une où il semblait y avoir un peu moins de monde. J’ai donc intégré cette file. Puis, un quart d’heure plus tard et quelques pas plus loin, on se demande pourquoi on progresse à allure régulière. On a soudain un sentiment de satisfaction d’avoir choisi le bon pilier jusqu’à que nos yeux croisent au dessus des caisses, en lettres capitales, ESCALIERS. Amusant, je dois reconnaître !
Je suis donc parti à l’assaut de la Tour et ses 671 marches jusqu’au deuxième étage, après renseignement pris auprès du personnel situé à proximité des tourniquets de départ.
Au fur et à mesure qu’on s’élève, la vue sur Paris est imprenable. Mieux vaut ne pas avoir le vertige. Le troisième et dernier étage, auquel on accède obligatoirement par ascenseurs, est époustouflant au regard de la vue qui nous est offerte.
Je suis redescendu sans tarder car finalement la visite de la Tour aura accaparée toute mon après-midi : file d’attente en bas, au deuxième étage, puis au troisième pour redescendre. Je suis reparti en empruntant le même itinéraire que pour venir. Pendant ce temps l’heure tournait et voyant que je ne pourrais pas être au rendez-vous comme convenu, à cause d’un changement de ligne, j’ai appelé ma damoiselle pour lui dire que j’arrivais par un accès plus direct via une station de métro voisine : Mabillon.

Le souvenir de sa silhouette et son visage, que j’avais imprégné à l’encre indélébile dans ma mémoire de vent enjôleur, resurgit en un instant lorsque je la vis. La bouche de métro venait de m’expulser à l’air libre. Elle était là à m’attendre, devant un coin d’immeuble. Elle s’est avancée vers moi en souriant et m’a adressé un bonjour amical accompagné de deux bises. Cinq mois avant de la revoir. Une éternité.
Nous sommes partis à pieds vers le quartier de Saint Germain des Près où nous avons flânés, apercevant sur notre chemin, l’église et d’autres édifices semi-touristiques. Nous avons marché et encore marché, jusqu’au détour d’un carré vert : des bosquets de verdure et plusieurs bancs publics sur lesquels nous avons pris place, quelques minutes, pour qu’elle se délecte d’une cigarette. Le froid régnant en maître, en ce début de soirée, je lui ai proposé une virée dans une brasserie histoire de se réchauffer autour d’un café. Nous sommes restés une bonne demi-heure à bavarder et sommes repartis une fois que nos températures corporelles nous ont fait signe que tout était ok ! Nous avons poursuivi notre balade au travers des rues et ruelles. J’avais une impression de tourner en rond. C’est comme si elle ne savait pas au juste ce qu’elle voulait faire. J’ai donc dit que la balade m’avait ouvert l’appétit. Nous sommes rentrés dans une pizzeria. Elle n’avait pas faim car avant de me rejoindre elle avait mangé. En effet pour améliorer sa vie d’étudiante elle est serveuse dans un restaurant. J’ai donc dîné avec elle mais seul.
Lorsque nous avons regagné l’extérieur, nous avons été saisis par le froid. A dire vrai nous étions tous les deux peu vêtues. C’est à ce moment précis que j’ai eu envie de l’embrasser pendant qu’elle fumait sa cigarette. Je l’ai serré contre moi et pris dans mes bras. J’ai tenté de caresser ses lèvres des miennes, en vain. Nous sommes repartis à travers les rues, sans but précis. Après une poignée de minutes nous avons fait une halte sur un banc au beau milieu d’une place agrémentée d’une fontaine digne des grandes fontaines italiennes. On s’est assis. Elle s’est serrée contre moi et a posé sa tête contre mon épaule tandis que mes bras ont encerclé son corps. On est resté là de longues minutes à observer les balbutiements d’une nouvelle nuit parisienne. Pendant ce temps je jouais avec son visage, je la chatouillais avec mon nez, mes lèvres… et sans coup férir, elle a brusquement tourné sa tête et m’a embrassé avec fougue. Un long baisé délicieux.

J’ai alors demandé :
- Pourquoi maintenant ?
Elle a répondu :
- Parce que tu voulais goûter mes lèvres.

Nous avons recommencé encore et encore jusqu’à ce qu’un sans domicile fixe nous déloge du banc. En se relevant le froid était devenu glacial à cause d’une légère brise. Nous sommes partis en quête d’un nouveau point de chute : un abribus. Nous avons rejoué notre concerto de baisers et la soirée s’est achevée, pressée par l’heure de fermeture des métros. Elle m’a raccompagnée jusqu’à la station la plus proche. On s’est quitté sur un langoureux baiser. Puis pendant le trajet retour vers mon hôtel, j’imaginais déjà demain et la suite de cette rencontre ainsi qu’à la façon de lui dire que je revenais la semaine prochaine pour le tournoi des six nations.

lundi 3 mars 2008

GOUT AMER

Aujourd'hui a un goût amer car je repense à cette rencontre du week-end. Aujourd'hui n'est plus comme vendredi dernier. J'ai envie de rien, seulement d'elle, de sa bouche, ses lèvres, son odeur et ses caresses. Je cogite, m'interroge, sur ce que je fais ici, à Marseille.
Quel sentiment étrange que d'être dans cet état traumatique post-rencontre. A croire que je n'en suis pas ressorti indemne. Et c'est bien la première fois !

Récit de la rencontre, dans la semaine...

mardi 26 février 2008

IKEA

Ce week-end j’ai zigzagué dans le labyrinthe du géant suédois, un magasin où l’entrée est surdimensionnée et la sortie introuvable, à moins de suivre bêtement les flèches au sol. Paraît que c’est une stratégie commerciale : obliger le client à vagabonder au milieu des centaines d’articles augmente la probabilité de vendre. Résultat ? Je n’ai rien acheté. Seulement des silhouettes pleins la tête.
Il y a quelques mois j’ai vécu une aventure similaire chez Alinéa, un magasin en tout point similaire à Ikéa à un détail près : sa clientèle, plus bourgeoise. Evidemment la quadra, le troisième age qu’on trouve chez Alinéa n’est pas présent chez son concurrent direct. Et vice-versa. C’est en ce sens que je préfère de loin Ikéa. Car pour s’arrêter à un axe purement esthétique, je dirais qu’Ikéa est un vivier à gourmandise pour les yeux. Certains articles sont certes surprenant, mais les jeunes couples y pullulent. La gamme de produit est alléchante : de la petite midinette qui rêve déjà d’indépendance (même si les parents ne sont pas très loin) en passant par la jeune damoiselle qui vient d’emménager et qui (se) promène (avec) son mec, à la mère de famille avec enfant(s) en bas-âge (là aussi le mari veille au grain). Le choix est certes ardu mais je ressens irrémédiablement ce besoin vital : enjôler une damoiselle. Alors une phrase par-ci, un sourire par-là. Je prends mon mal en patience et égrène les allées d’un pas lent. La manœuvre est habile mais périlleuse à la manière du jeu du chat et la souris. Comment interpeller cette damoiselle sans (r)éveiller son ami ? Courage, audace et malice. Voici le triptyque vainqueur quitte à prendre des coups ou recevoir des injures.
Hélas je n’ai pas poussé le vice jusque là pour la simple et bonne raison qu’en réfléchissant j’ai finalement admis que ce mois de février n’est pas le mois le plus propice à ce genre de rencontre. Préférons septembre qui est LE mois durant lequel les colocations se font et défont. Sans doute qu’à ce moment précis, les couples d'amies qui viennent d’emménager ensemble seront plus nombreuses dans les allées d’Ikéa !

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